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CRM immobilier et agent IA : lequel connecter, et ce que ça change pour une agence

Un agent IA ne vaut que ce qu’il peut lire et écrire dans le logiciel de l’agence. Nous avons relevé, le 29 octobre 2026, la documentation publique de sept logiciels utilisés par les agences françaises : qui publie une API, qui envoie des webhooks, et où ranger la preuve du consentement que la loi exige depuis le 11 août 2026.

Zakaria El Asri15 min

Le fait relevé

Les six noms traités ici recouvrent quatre éditeurs, et un seul publie une documentation d’API : Apimo.

En bref

La réponse courte

Pour brancher un agent IA, un CRM doit offrir une API documentée, si possible des webhooks, et un champ pour la preuve du consentement. Au 29 octobre 2026, seul Apimo, parmi quatre éditeurs français, publie son API, sans webhook. Hektor, Immofacile et Modelo Office n’en documentent aucune. Twenty, HubSpot et SweepBright (site web) documentent les deux.

4 éditeurs

derrière les six noms Apimo, Hektor, AC3, Netty, Immo-facile et La Boîte Immo

Sites et mentions légales d’Apimo, La Boîte Immo, Orisha Real Estate et Modelo, 29 octobre 2026

51 opérations

dans l’API publique d’Apimo : 29 lectures, 12 créations, 7 modifications, 3 suppressions

Spécification OpenAPI Apiwork (commit 3a8911f du 29 octobre 2026)

0 webhook

documenté par Apimo : l’agent interroge l’API avec un paramètre timestamp

Spécification OpenAPI Apiwork (commit 3a8911f du 29 octobre 2026)

3 ans

de conservation de la preuve du consentement au démarchage téléphonique

Décret n° 2026-662, article R. 223-2, Légifrance

Ce guide traite du branchement entre un agent et le logiciel de l’agence. Les tâches qu’un agent prend en charge une fois branché sont détaillées dans les cinq automatisations IA qui tiennent en agence immobilière, et la connexion directe d’un CRM à Claude dans notre guide Claude et votre CRM.

Le marché

Six noms, quatre éditeurs : qui publie quoi

Hektor est le logiciel de La Boîte Immo. AC3 est le groupe né en 2016 de Poliris et d’Immofacile, aujourd’hui chez Orisha Real Estate. Netty est devenu Modelo Office, et netty.fr redirige vers modelo.fr, site de Septeo Real Estate Solutions. Les six noms traités ici recouvrent donc quatre éditeurs, et un seul publie la documentation de son API.
Schéma : quatre éditeurs derrière six noms. Apiwork édite Apimo, seule documentation d’API publique. La Boîte Immo édite Hektor. Orisha Real Estate édite Immofacile, issu du groupe AC3 créé en 2016. Septeo édite Modelo Office, ex-Netty. Les trois derniers ne publient aucune documentation d’API.
Schéma Lumyniq. Sources : sites officiels d’Apimo, La Boîte Immo, Orisha Real Estate et Modelo, consultés le 29 octobre 2026.

Le regroupement compte pour qui veut brancher un agent. Comparer Hektor et La Boîte Immo, ou AC3 et Immofacile, revient à comparer deux fois le même éditeur, donc la même politique d’accès aux données. Voici ce que dit chaque site officiel, lu le 29 octobre 2026.

Nom citéCe que c’estÉditeurCe que nous avons vérifié
ApimoLogiciel de transactionApiwork SAS (RCS Cannes)Page « Webservice & API », spécification OpenAPI et mentions légales
HektorLogiciel de transactionLa Boîte Immo« À partir de 79 € HT/mois » pour Hektor seul au 29 octobre 2026, aucune documentation d’API
La Boîte ImmoÉditeur de HektorLa Boîte ImmoMême éditeur que Hektor
AC3Groupe créé en 2016 par Poliris et ImmofacileOrisha Real EstatePage « Notre histoire » d’Orisha Real Estate
Immo-facileLogiciel de transaction ImmofacileOrisha Real Estateimmo-facile.com redirige vers realestate.orisha.com, aucun prix publié, API non documentée
NettyAncien nom de Modelo OfficeSepteo Real Estate Solutionsnetty.fr redirige (301) vers modelo.fr, tarifs sur formulaire, API non documentée
Relevé Lumyniq du 29 octobre 2026 sur les sites des éditeurs. Une absence de documentation publique ne prouve pas l’absence d’accès privé.

Orisha Real Estate retrace l’origine d’AC3 sur sa page d’histoire : « Poliris et Immofacile quittent le Groupe SeLoger pour rejoindre Gercop, donnant naissance au Groupe AC3 ». Pour Netty, la preuve est technique : l’adresse netty.fr renvoie une redirection permanente vers modelo.fr, et la page du logiciel Modelo Office utilise encore des illustrations nommées « netty ». Le site modelo.fr est édité par Septeo Real Estate Solutions (mentions légales de modelo.fr, consultées le 29 octobre 2026).

L’élément original

La matrice d’intégration de sept logiciels

Sur sept logiciels relevés le 29 octobre 2026, quatre documentent une API (Apimo, SweepBright, Twenty, HubSpot) et trois des webhooks (SweepBright, Twenty, HubSpot). Seuls Twenty et HubSpot documentent à la fois l’écriture d’une note, d’une tâche et d’un rendez-vous et la notification en retour. Apimo permet d’écrire, mais ne documente aucune notification.
Tableau : sept logiciels comparés sur l’API publique, les webhooks, l’authentification et ce qu’un agent IA peut écrire. Apimo : API OpenAPI, webhooks non documentés, HTTP Basic, écrit biens, contacts, leads, demandes, actions, contrats. Hektor, Immofacile et Modelo Office : rien de documenté. SweepBright : API site web, webhook à la publication d’un bien, OAuth 2.0. Twenty : REST et GraphQL, webhooks, clé API. HubSpot : API, webhooks via une application, OAuth 2.0.
Schéma Lumyniq. Sources : documentation publique de chaque éditeur, lue le 29 octobre 2026.
LogicielAPI publiqueWebhooksAuthentificationDocumentation
ApimoOui, OpenAPI 3.0.3, compte partenaireNon documentés ; synchronisation par le paramètre timestampHTTP Basic, identifiant de prestataire et jeton, droits par scopeapimo.com/api/webservice, github.com/Apiwork/apimo-openapi
Hektor (La Boîte Immo)Non documentéeNon documentésNon documentée ; clés partenaires (MyNotary)Aucune page publique
Immofacile (Orisha Real Estate)Non documentéeNon documentésNon documentéeProgramme partenaires sur contact
Modelo Office (Septeo, ex-Netty)Non documentéeNon documentésNon documentéeAucune page publique
SweepBrightOui, « Website API » pour le site de l’agenceOui, par société, à chaque publication d’un bienOAuth 2.0, jeton valable 7 jourswebsite.sweepbright.com/docs
TwentyOui, REST et GraphQL générés depuis le modèle de donnéesOui, création, modification, suppression, signature HMAC SHA256Clé API (Bearer), OAuthdocs.twenty.com
HubSpotOui, API CRMOui, abonnements d’une application, signature v3 HMAC SHA-256OAuth 2.0developers.hubspot.com
Relevé Lumyniq du 29 octobre 2026. « Non documenté » signifie qu’aucune documentation publique n’existe sur le site de l’éditeur ce jour-là.
LogicielCe qu’un agent peut lireCe qu’un agent peut écrire
ApimoAgences, secteurs, utilisateurs, biens et leur historique, contacts, leads, demandes acquéreurs, actions, contrats, résidences, rapprochementsBiens, photos, documents, commentaires, contacts, leads, demandes, actions (appel, visite, e-mail), contrats
HektorNon documentéNon documenté
ImmofacileNon documentéNon documenté
Modelo OfficeNon documentéNon documenté
SweepBrightDonnées d’un bien, après le webhook de publicationLeads généraux ou sur un bien, demandes de propriétaires
TwentyTous les objets, y compris les objets personnalisésTous les objets, par lots de 60 fiches au plus
HubSpotContacts, entreprises, transactions, activités ; aucun objet Bien en standardContacts, transactions, réunions, notes, tâches
Lecture Lumyniq des documentations citées en sources, 29 octobre 2026.

Le cas Apimo

Apimo : 51 opérations, aucun webhook documenté

L’API d’Apimo permet à un agent de lire les biens, de créer un contact, un lead ou une demande acquéreur, et d’enregistrer un appel ou une visite avec date et horaires. Elle ne documente aucun moyen de prévenir l’agent. L’accès passe par un compte partenaire, et l’agent ne voit que les agences qui ont activé la connexion.
Page « Webservice & API » d’Apimo : « Notre API pour les prestataires immobiliers vous permet d’accéder aux agences, annonces et contacts, et d’envoyer des informations selon vos droits », avec un bouton « Documentation de Api3 »
Capture de la page Webservice & API d’Apimo, consultée le 29 octobre 2026.

La documentation est bien celle de l’éditeur. Sur apimo.com/api, le bouton « Documentation de Api3 » mène à apimo.com/api/webservice, une page qui charge la spécification depuis le dépôt GitHub Apiwork/apimo-openapi ; Apiwork SAS, immatriculée au RCS de Cannes, est l’éditeur d’Apimo selon les mentions légales d’apimo.com consultées le 29 octobre 2026. Apiwork a réécrit cette spécification le jour même de notre relevé.

Nous l’avons comptée sur le commit 3a8911f du 29 octobre 2026. Résultat : 51 opérations, dont 29 lectures, 12 créations, 7 modifications et 3 suppressions. Les trois suppressions portent sur les photos, les médias et les documents d’un bien. Un agent ne peut donc pas effacer un contact ou un lead par l’API, ce qui limite les dégâts d’une erreur. L’authentification est un HTTP Basic avec l’identifiant de prestataire et un jeton, et chaque route demande un droit (scope) activé sur le compte.

Besoin de l’agentOpération ApimoChamps utiles
Lire les biensGET /agencies/{id}/propertiesPrix, surface, statut, dates du mandat
Retrouver un contactGET /agencies/{id}/contactsDernière action entrante et sortante
Lire le consentement par canalGET /agencies/{id}/contacts/{id}Téléphone, e-mail, SMS, messagerie : accord ou refus, date
Créer un contactPOST /agencies/{id}/contactsCoordonnées, abonnements courrier, newsletter, magazine
Créer un leadPOST /agencies/{id}/leadsOrigine, étape, bien concerné
Enregistrer une recherche acquéreurPOST /agencies/{id}/requestsCritères, rapprochement automatique
Journaliser un appel ou un e-mailPOST /agencies/{id}/actionsType, utilisateur, date, contenu
Réserver une visitePOST /agencies/{id}/actionsdate, time_start, time_end, contact, properties
Voir les nouveautésParamètre timestamp sur 15 listesSynchronisation incrémentale, sans notification
Spécification OpenAPI de l’API Apimo (Apiwork), commit 3a8911f du 29 octobre 2026. Les valeurs des listes (types d’action, étapes) ne se lisent qu’avec un jeton.

Trois limites pratiques. D’abord, sans webhook documenté, l’agent apprend un changement (un bien vendu, un nouveau lead saisi par un négociateur) seulement à son prochain passage, et chaque appel compte dans un quota de 1 000 requêtes par jour par défaut, la création de leads mise à part. Ensuite, la création d’un contact ne vérifie pas les doublons : la spécification précise que chaque appel crée un nouveau contact, donc l’agent cherche avant de créer. Enfin, l’API n’a aucune opération d’envoi de message : les relances par e-mail ou SMS passent par un outil tiers, ou par Automator, l’automate intégré qu’Apimo présentait le 12 décembre 2024 avec des rappels par e-mail, SMS et notification.

Des outils tiers s’y branchent déjà : Apimo a annoncé le 10 septembre 2026 l’intégration de Leedflow, un assistant qui résume les appels. Au 29 octobre 2026, apimo.com affiche 89 € par mois pour CRM AI et 139 € par mois pour CRM AI+ ; la page ne dit ni si c’est par utilisateur, ni si c’est HT, et le coût d’un compte partenaire n’est pas publié.

Les autres

Hektor, Immofacile, Modelo : ce qui n’est pas documenté

La Boîte Immo, Orisha Real Estate et Septeo Real Estate Solutions ne publient aucune documentation d’API pour Hektor, Immofacile et Modelo Office au 29 octobre 2026. Hektor et Immofacile se connectent à des partenaires choisis. Pour qu’un agent IA y lise ou y écrive des contacts, l’agence doit demander l’accès à l’éditeur, et l’obtenir par écrit.

Hektor. Au 29 octobre 2026, la page du logiciel affiche « à partir de 79 € HT/mois » pour Hektor seul et « +8 500 agences équipées », sans aucune documentation d’API. Des connexions existent par clé : la page de MyNotary décrit quatre étapes, dont « Indiquer votre clé API dans Hektor ». C’est le partenaire qui fournit la clé et le logiciel qui l’accepte. Rien n’indique qu’une agence puisse obtenir le même accès pour son propre agent.

Immofacile. La page d’Orisha Real Estate liste multidiffusion, registre des mandats électroniques, relances automatisées des acquéreurs et un assistant IA maison, Scout. Elle indique que le logiciel est « compatible avec les autres logiciels immobiliers et solutions d’Orisha Real Estate » et se connecte aux logiciels de gestion locative. Aucun prix publié, aucune documentation d’API. La page partenaires invite les éditeurs à prendre contact.

Modelo Office. Au 29 octobre 2026, le site de Modelo présente six solutions intégrées et « 19 000 agences clientes ». La page tarifs ne contient qu’un formulaire. Aucune documentation d’API n’y figure.

Ce que cela veut dire pour un agent IA : sur ces trois logiciels, il peut travailler en amont (répondre, qualifier, préparer la fiche), mais l’écriture dans le logiciel dépend d’un accord avec l’éditeur. Avant de signer avec un prestataire qui promet « l’intégration à votre logiciel », demandez-lui quel accès il a obtenu, et sous quelle forme.

Les CRM génériques

Twenty et HubSpot comme CRM immobilier

Twenty et HubSpot documentent une API et des webhooks complets : un agent peut créer un contact, noter un échange, poser un rendez-vous et être prévenu de chaque modification. Ni l’un ni l’autre ne présente de multidiffusion d’annonces ou de registre des mandats. Ils servent la prospection et le suivi, à côté du logiciel métier.

Twenty est un CRM open source né à Paris. Sa documentation décrit des API REST et GraphQL générées depuis le modèle de données de chaque espace : un objet « Bien » ou « Visite » créé par l’agence obtient ses propres points d’accès. L’authentification se fait par une clé API envoyée en Bearer, et la page des webhooks indique un envoi à chaque création, modification ou suppression, signé en HMAC SHA256. Le cœur est gratuit à auto-héberger. En cloud, au 29 octobre 2026, la page tarifs affiche 9 $ par utilisateur et par mois (Pro) et 39 $ (Organization) en facturation annuelle, avec 50 et 100 appels d’API par minute.

HubSpot expose ses objets CRM par API avec OAuth 2.0. Sa documentation montre la création d’une réunion associée à un contact par POST /crm/v3/objects/meetings, et les requêtes de webhooks portent une signature v3 calculée avec le secret de l’application. HubSpot n’a pas d’objet Bien en standard : les biens se modélisent à part. Au 29 octobre 2026, la page tarifs indique une offre gratuite jusqu’à deux utilisateurs et un Starter à partir de 7 $ par siège et par mois.

Le choix entre les deux tient surtout à l’hébergement. Twenty s’installe sur un serveur européen que l’agence contrôle ; HubSpot est un service hébergé par l’éditeur. Nous détaillons ce que nous faisons sur Twenty dans notre page installation et personnalisation de Twenty CRM.

Le cahier des charges

Ce dont un agent IA a besoin dans un CRM

Un agent IA en agence fait cinq choses dans le CRM : lire les biens disponibles, créer le contact ou le lead, journaliser l’échange, réserver la visite, programmer la relance. Les quatre premières demandent une API en lecture et en écriture ; la relance demande en plus un outil d’envoi, et la mise à jour un webhook ou un passage régulier.
OpérationApimoTwentyHubSpotSweepBright
Lire les biensOui, liste et rapprochementsOui, objet personnaliséObjet à modéliserOui, après webhook
Créer le contact ou le leadOui, sans déduplicationOuiOuiOui, lead
Journaliser l’échangeOui, actionOui, note ou tâcheOui, noteNon documenté
Réserver la visiteOui, action avec horairesOui, tâche ou objet VisiteOui, réunionNon documenté
Être prévenu d’un changementNon documenté, interrogation périodiqueOui, webhookOui, webhookOui, publication d’un bien
Envoyer la relanceNon documenté, outil tiers ou AutomatorOutil tiersOutil tiersNon documenté
Lecture Lumyniq des documentations publiques, 29 octobre 2026. Hektor, Immofacile et Modelo Office n’apparaissent pas : rien n’est documenté.

La lecture des biens est le point qui sépare les logiciels métier des CRM génériques. Dans Apimo, le bien est l’objet central, avec ses dates de mandat et ses rapprochements avec les demandes. Dans Twenty ou HubSpot, il faut créer l’objet et le tenir à jour, ce qui suppose une synchronisation avec le logiciel qui diffuse les annonces. C’est le parcours que décrit notre page sur le CRM intelligent pour l’immobilier.

Le schéma

Le flux de données entre l’agent et le CRM

Une demande arrive par le site, un portail ou une messagerie. L’agent la lit, vérifie le consentement, interroge le CRM, crée ou complète la fiche, journalise l’échange et pose la visite. Le CRM le prévient ensuite des changements par webhook, ou l’agent revient vérifier. L’envoi des relances passe par un outil dédié.
Schéma en quatre étapes : ce qui arrive (formulaire, e-mail de portail, message), l’agent IA (lit, vérifie le consentement, qualifie, prépare la réponse), le CRM (lire les biens, créer le contact, journaliser, réserver la visite, programmer la relance), ce qui repart (réponse écrite, rappel de visite, relance). En dessous : webhook chez Twenty, HubSpot et SweepBright, interrogation par timestamp chez Apimo ; preuve du consentement conservée trois ans.
Schéma Lumyniq d’après les documentations d’Apimo, Twenty, HubSpot et SweepBright, 29 octobre 2026.

Deux règles de conception s’appliquent quel que soit le logiciel. L’agent commence en lecture seule, puis obtient l’écriture objet par objet. Et chaque écriture laisse une trace lisible par le négociateur : une note qui dit ce que l’agent a fait, à quelle heure, à partir de quel message.

RGPD et loi de 2025

Le consentement vit dans le CRM

Depuis le 11 août 2026, appeler un particulier pour lui proposer un service suppose son consentement préalable, et c’est à l’agence de le prouver. Le décret n° 2026-662 fixe le contenu de cette preuve et sa durée de conservation, trois ans. Nous recommandons de la conserver dans le CRM, à côté du contact.

L’article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 a réécrit l’article L. 223-1 du Code de la consommation : « Il appartient au professionnel d’apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli ». Le tableau ci-dessous traduit les articles R. 223-1 et R. 223-2 du décret en champs de CRM. Ce que la loi change pour la prospection des vendeurs est détaillé dans notre guide sur la pige téléphonique interdite.

Ce que le décret imposeCe que le CRM doit stocker
Le texte présenté au prospectLe libellé exact, versionné
La date et l’heure de l’accordUn horodatage par contact
La durée, un an au plus, sans reconduction taciteUne date d’expiration calculée
Le retrait possible à tout moment, y compris à l’oralUn champ de retrait que l’agent et le négociateur peuvent remplir
La preuve fournie gratuitement à la demande, pendant trois ansUn export ou une page lisible par la personne
Lecture Lumyniq des articles R. 223-1 et R. 223-2 issus du décret n° 2026-662, Légifrance, consulté le 29 octobre 2026. Sans valeur de conseil juridique.

La spécification d’Apimo apporte ici une précision qu’aucun des comparatifs lus ne mentionne. La fiche contact expose en lecture des consentements par canal (téléphone, e-mail, SMS, messagerie), chacun avec un accord ou un refus et une date. Ces champs ne figurent pas dans le schéma d’écriture d’un contact, et aucun ne garde le libellé présenté ni la durée. Un agent branché sur Apimo peut donc vérifier l’accord téléphonique avant de proposer un rappel, mais il doit écrire la preuve ailleurs : un champ dédié si l’éditeur en ouvre un, ou un journal tenu à part et relié à l’identifiant du contact. Dans Twenty, un objet « Consentement » avec ses champs date et texte se crée comme n’importe quel objet personnalisé.

L’agent lui-même doit respecter la règle : il ne propose un rappel téléphonique qu’à un prospect dont l’accord est enregistré et valide, et il enregistre le retrait quand le prospect le demande dans la conversation. Pourquoi la base de contacts doit rester la propriété de l’agence est l’objet de notre guide sur les données qu’une agence immobilière doit posséder.

Décision

Lequel connecter : la grille selon votre logiciel actuel

Gardez votre logiciel métier s’il diffuse vos annonces et tient votre registre des mandats. Sur Apimo, branchez l’agent par l’API après avoir obtenu un compte partenaire. Sur Hektor, Immofacile ou Modelo, demandez d’abord à l’éditeur ce qu’il ouvre. Sans logiciel métier, un CRM générique comme Twenty ou HubSpot suffit à la prospection.
Votre situationCe que nous recommandonsPoint de vigilance
Agence sur ApimoAgent branché sur l’API Apimo, connexion activée par l’agenceWebhooks non documentés : fixer la fréquence de passage dans le quota ; preuve du consentement à stocker à part
Agence sur Hektor, Immofacile ou Modelo OfficeDemander par écrit à l’éditeur : lecture, écriture des contacts, événements, coûtSans accord, l’agent travaille en amont et un humain reporte dans le logiciel
Agence sur SweepBrightWebsite API pour les leads du site, webhooks de publicationAPI limitée au site : pas de journal d’échanges documenté
Mandataire ou petite structure sans logiciel métierTwenty ou HubSpot comme CRM de prospectionPas de multidiffusion ni de registre des mandats dans ces outils
Réseau ou groupementExiger API et webhooks documentés avant tout projet d’agentLes droits d’accès se négocient au niveau du réseau
Grille Lumyniq, octobre 2026.

Lumyniq installe Twenty : tenez compte de ce lien en lisant cette grille.

À notre avis, changer de logiciel pour pouvoir brancher un agent est rarement une bonne raison. Une migration touche la diffusion des annonces, l’historique des mandats et les habitudes de toute l’équipe. Une demande d’accès écrite à l’éditeur coûte beaucoup moins, et sa réponse vous dit déjà jusqu’où un agent pourra aller. Pour les agences qui ont aussi une activité de gestion, les logiciels de gestion locative et leur automatisation sont comparés dans notre guide pour automatiser la gestion locative avec l’IA.

Les limites

Ce que connecter un CRM ne règle pas

Une API ouverte ne rend pas les données propres : un agent branché sur un fichier de doublons répond avec des doublons. Elle ne crée pas non plus le consentement des contacts déjà en base, et elle ajoute un sous-traitant au registre RGPD. Enfin, trois des quatre éditeurs français ne publient aucune documentation d’API : leur politique peut changer.

La qualité des fiches. Un agent lit ce que les négociateurs ont saisi. Des biens vendus encore actifs, des contacts en double ou des demandes sans critères produisent des réponses fausses avec assurance. Le nettoyage de la base vient donc avant le branchement.

L’ancien fichier. Les contacts collectés avant le 11 août 2026 sans accord conforme ne deviennent pas appelables parce qu’un agent les relit. Le consentement se recueille à nouveau, dans les formes prévues par l’article R. 223-1 : une demande claire, un acte positif, une durée d’un an au plus.

Le sous-traitant. L’agent, son hébergeur et le fournisseur du modèle de langage traitent des données personnelles de vos clients. Chacun doit figurer au registre des traitements, avec un contrat.

La date. Ce relevé vaut pour le 29 octobre 2026, et la spécification d’Apimo a changé le jour même. Un éditeur qui ne publie rien aujourd’hui peut ouvrir une API demain, et une API publique peut changer de conditions. Vérifiez la documentation le jour où vous lancez le projet.

Accompagnement

Ce que fait Lumyniq, et ce qu’il ne fait pas

Lumyniq installe et adapte Twenty pour les agences (biens, mandats, acquéreurs, visites), construit des agents IA sur mesure branchés sur l’API du logiciel de l’agence quand elle est documentée, et commence toujours en lecture seule. Lumyniq ne vend pas de logiciel en libre-service : chaque projet demande un audit, un délai de mise en place et un budget projet.

Sur Twenty, nous livrons l’installation en cloud ou sur un serveur européen, les objets métier, les workflows (relance après visite, alerte de fin de mandat), la reprise des données d’un autre CRM et la connexion à Claude. Sur un logiciel existant comme Apimo, nous construisons un agent IA sur mesure branché sur son API, une fois la connexion activée par l’agence. Pour un logiciel sans API documentée, nous le disons avant de chiffrer. La vue d’ensemble des projets IA dans le secteur est sur notre page IA et immobilier.

FAQ

Questions fréquentes sur le CRM immobilier et les agents IA

Au 29 octobre 2026, Apimo est le seul des quatre éditeurs français de logiciels de transaction relevés ici à publier une documentation d’API : une spécification OpenAPI de 51 opérations sur les biens, contacts, leads, demandes, actions et contrats. Chez La Boîte Immo (Hektor), Orisha Real Estate (Immofacile) et Septeo Real Estate Solutions (Modelo Office, ex-Netty), l’API n’est pas documentée publiquement. SweepBright publie une API limitée au site web de l’agence.

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Sources

Liens vérifiés à la publication. Les textes réglementaires évoluent : reportez-vous toujours à la source officielle.

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